Le Mot de CAMBRONE

M....

Ce sujet est fermé. Vous ne pourrez pas y poster de réponse.
Waterloo,

images/inscrits/10012845/1235581420.jpg Les trois bataillons de la garde repoussent sans peine la cavalerie. Mais leur formation en carrés, qu'ils sont cependant tenus de conserver pour résister à de nouvelles charges, les met dans un état d'infériorité tactique vis-à-vis de l'infanterie anglaise, en ligne sur quatre rangs.

Son feu plus étendu et plus dense bat les carrés de front et d'écharpe. A la mousquèterie se mêle la mitraille des batteries qui tirent à soixante mètres. Les masses ennemies foisonnent autour des grenadiers.

L'empereur donne l'ordre de quitter cette position intenable.
Lui-même, réfléchissant, trop tard peut-être, que, pour arrêter une déroute, il faut non point rester sur le front rompu des troupes qui lâchent pied, mais se porter en arrière afin de les rallier sur une nouvelle position, gagne au galop, avec quelques chasseurs d'escorte, les hauteurs de la Belle-Alliance.

Les trois bataillons rétrogradèrent pas à pas. Réduits à trop peu d'hommes pour rester en carrés sur trois rangs, ils se formèrent sur deux rangs, en triangles, et, baïonnettes croisées, percèrent lentement à travers la foule des fuyards et des Anglais. A chaque pas, des hommes trébuchaient sur les cadavres ou tombaient sous les balles.
Tous les cinquante mètres, il fallait faire halte pour reformer les rangs et repousser une nouvelle charge de cavalerie ou une nouvelle attaque d'infanterie.

Dans cette héroïque retraite, la garde marchait littéralement entourée d'ennemis, comme à l'hallali courant le sanglier parmi la meute. Il y avait contact si étroit que, malgré les bruits multiples du combat, on se trouvait à portée de la voix. Au milieu des coups de feu, des officiers anglais criaient de se rendre à ces vieux soldats.

Cambronne était à cheval dans un carré. Le désespoir au coeur, étouffant de colère, exaspéré par les incessantes sommations de l'ennemi, il dit rageusement : « Merde ». Peu d'instants après, comme il allait atteindre avec son bataillon les sommets de la Belle-Alliance, une balle en plein visage le renversa sanglant et inanimé.

et bien messieurs les anglais...
Édité le 25 février 2009 à 17:04 par un ancien membre
C'est beau

Est-ce une citation de texte ou c'est toi qui en est l'auteur ?

Mais le fameux mot de Cambronne est probablement un mythe Lui-même l'a nié en riant.
En réalité, l'histoire affirme qu'il aurait dit : "Merde ! La Garde meurt mais ne se rend pas !" (et selon certains, ils auraient également dit aux Anglais d'aller se faire foutre, mais j'en doute sincèrement ).

++
Bonjour !

c'est une citation de texte

Ce mot est tellement beau et populaire, que suis déçu de le voir interdit sur le chat dès l'instant où il ne reste qu'une expression et non une insulte

Mais bon, ce chat vertueux me semble un peu décalé au regard de se que disent les humoristes sur les médias, Laurent Gerra, Laurent Baffi et bien d'autres

Bon, je vais prier maintenant

Bonne nuit !
C'est de quel texte ?

C'est bizarre parce qu'à la fin, ils disent que Cambronne va à la Belle-Alliance et se fait tuer.

Or il n'est pas mort puisque justement l'ironie de cette histoire c'est que malgré qu'ils n'aiment pas les Anglais, il finit par épouser une Ecossaise quelques années plus tard (je ne me rappelle plus son nom par contre)

Et puis à l'heure où il dit "merde" (22h environ, si mes souvenirs sont bons), la Belle Alliance est totalement occupée par les Prussiens et les Anglais, littéralement imprenable. Et même on se battait plutôt pour reprendre Plancenoit.

PS : même si c'est une formule mythique, les contemporains de Cambronne réagissaient de la même façon au mot "merde" que les veilleurs sur notre chat
Citation : 1789-1815.com


Le mot de Cambronne

Qui a dit "La Garde meurt et ne se rend pas" ? Qui a dit "Merde !" ?

La nouvelle de la défaite de Waterloo parvint à Paris dans la matinée du 21 juin, et fut confirmée dans l'après-midi par le bulletin paru dans le Moniteur. Le samedi 24, le Journal Général de France publie un récit de la bataille dans lequel on remarque le passage suivant concluant la relation de l'attaque de la Garde, et la sommation faite par les généraux anglais de se rendre :
"Le général Cambronne a répondu à ce message par ces mots : "La garde impériale meurt et ne se rend pas". La garde impériale et le général Cambronne n'existent plus."

A un moment où l'opinion angoissée cherchait désespérément des motifs de consolation et d'espoir, cette trouvaille journalistique eut un grand retentissement, et allait être le point de départ d'une légende indestructible.

Le 28 juin, devant l'approche des Alliés, la Chambre des députés travaille à rédiger une proclamation. "Quand l'armée connaîtra la volonté du peuple et de ses représentants, elle sera invincible". Le député Garat, déclarant que l'exemple est le plus bel encouragement que l'on puisse donner au soldat, demande "que l'on consacrât ce mot d'un soldat qui dit : "Je meurs et je ne me rends pas". Un autre député rappelle que le nom du brave cité dans le journal est Cambronne. Le lendemain, nouvelle embarrassante : on apprend par un article venant de Bruxelles que Cambronne, au lieu de mourir, a été fait prisonnier ! Mais la légende avait pris corps.

Ce qui s'est passé exactement en ces minutes d'une rare intensité, dans l'épuisement, la rage et la fumée des combats, nul ne pourra sans doute jamais l'établir avec certitude. Le fait est que le général Cambronne, probablement blessé à la tête, a été fait prisonnier et que, jusqu'à sa mort survenue à Nantes le 29 janvier 1842, a toujours gardé le silence sur le sujet ; alors que d'autre part, le colonel Hugh Halkett, un Ecossais qui commandait la brigade de Landwehr hanovrienne a affirmé, jusqu'à la fin de sa vie que, se trouvant avec le bataillon d'Osnabrück devant un carré de la garde, et ayant aperçu un officier général ennemi qui se promenait au-dehors du carré, il lança son cheval, saisit l'officier, qui était Cambronne, par les aiguillettes, et le ramena prisonnier dans les rangs de son bataillon, où il le confia à un sergent.

La gêne causée par la distorsion entre l'histoire et la légende héroïque allait donner naissance à une autre rumeur : Cambronne aurait répondu aux généraux anglais d'un mot plus court et plus vigoureux. Mais ce n'est qu'en 1862 que Victor Hugo, dans « les Misérables », osa écrire en toutes lettres qu’au général anglais qui cria « Braves Français, rendez-vous ! » Cambronne répondit : « Merde !»

« Dire ce mot, et mourir ensuite. Quoi de plus grand ! car c’est mourir que de le vouloir, et ce n’est pas la faute de cet homme, si, mitraillé, il a survécu. (…) L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre. » Voilà résumé de façon géniale le succès du « mot » et le secret du mythe de Waterloo ! Malheureusement, sur le plan de l’enseignement militaire, l’avenir devait montrer que la recette était un peu maigre…


Pierre Jacques Étienne Cambronne, devenu Pierre, vicomte Cambronne, est un général d’Empire, né à Nantes le 26 décembre 1770 et mort à Nantes le 29 janvier 1842.
Édité le 26 février 2009 à 12:17 par un ancien membre
Bonjour !

bon, ce sujet ne semble plus intéressé,

à clôturer, sujet fermé ! ou est l'intérêt, on cherche encore !

ON a fait le tour du problême, vous ne pouvez plus poster !

images/inscrits/10012845/1235829386.jpg
Édité le 28 février 2009 à 13:57 par un ancien membre
Nathou

Remarque du modérateur :

Sujet fermé à la demande de son Auteur
Merci très cher Chevalier pour cette Page D'histoire
Ce sujet est fermé. Vous ne pourrez pas y poster de réponse.