Alliances militaires : de la Triple-Entente à l'OTAN, ce qu'une signature engage

En 1915, l'Italie a quitté son alliance pour rejoindre le camp d'en face. Une signature n'engage que ceux qui l'honorent, et c'est vrai sur WorldWar aussi.

Une alliance militaire tient en trois promesses : ne pas se tirer dessus, partager ce qu'on a, et se battre ensemble. Trois épisodes du XXe siècle montrent ce que valent ces promesses une fois sur le terrain, et ils décrivent presque trait pour trait les alliances de WorldWar.

Un dossier de traité scellé de cire rouge, un cargo miniature et des épingles bleues et rouges reliées par un fil, sous la lampe d'une table de commandement

1914 : deux blocs, et un allié qui change de camp

À l'été 1914, l'Europe est coupée en deux. D'un côté, la Triple-Alliance réunit depuis 1882 l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie. De l'autre, la Triple-Entente lie la France, la Russie et le Royaume-Uni. Quand l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie, le jeu des alliances entraîne le continent en quelques jours.

Presque tout le continent. Le 2 août 1914, l'Italie se déclare neutre. Son argument : l'alliance est défensive, et c'est l'Autriche-Hongrie qui a attaqué. Pendant des mois, Rome négocie avec les deux camps. Le 26 avril 1915, elle signe en secret le traité de Londres avec la France, le Royaume-Uni et la Russie, qui lui promettent des territoires. Le 23 mai, elle déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie, son alliée de la veille.

Sur le papier, l'Allemagne avait deux alliés. Sur le terrain, elle n'en avait plus qu'un. Une alliance n'engage que celui qui la respecte.

1941 : le prêt-bail, une alliance qui se compte en cargaisons

En mars 1941, les États-Unis ne sont pas en guerre. Le 11 mars, le prêt-bail (Lend-Lease) devient pourtant loi : Washington peut fournir armes, carburant, vivres et véhicules aux pays dont la défense compte pour la sienne, sans paiement immédiat. Roosevelt avait annoncé la couleur fin décembre 1940 : l'Amérique serait « l'arsenal de la démocratie ».

Jusqu'en septembre 1945, environ 50 milliards de dollars de matériel traversent les océans. Le Royaume-Uni en reçoit plus de 31 milliards, l'Union soviétique un peu plus de 11. Des avions, des camions, des locomotives, de l'acier, du carburant. Le Royaume-Uni, qui manque de tout en 1941, tient en partie grâce à ces convois.

Une alliance qui ne partage rien reste une déclaration. Celle qui tient est celle où les ressources circulent.

1949 : l'article 5, invoqué une seule fois

Le 4 avril 1949, douze pays signent à Washington le traité de l'Atlantique Nord. Son cœur tient en une phrase, l'article 5 : une attaque armée contre l'un d'eux sera considérée comme une attaque contre tous. Chaque allié s'engage alors à aider l'attaqué par les moyens qu'il juge nécessaires.

En plus de soixante-quinze ans, l'OTAN ne l'a invoqué qu'une fois. Le 12 septembre 2001, au lendemain des attentats contre les États-Unis, les alliés en posent le principe, puis le confirment le 2 octobre, une fois l'origine de l'attaque établie.

Une guerre collective se déclare, avec des règles connues de tous, et chaque membre y prend sa part.

Et dans WorldWar ?

Pas de traité de Londres ni de convois dans l'Atlantique, mais les trois promesses y sont.

Votre liste d'alliés, c'est votre traité. Le chef de votre alliance ou son second peut déclarer d'autres alliances comme alliées. Dès lors, vos membres ne peuvent plus attaquer les leurs, et vous ne pouvez pas leur déclarer la guerre. Mais comme en 1914, la déclaration n'engage que vous : si l'autre alliance ne vous a pas inscrite en retour, ses membres peuvent toujours vous attaquer. La diplomatie de votre alliance indique quelles alliances vous comptent parmi leurs alliées ou leurs ennemies.

Le dépôt commun, c'est votre prêt-bail. Chaque membre peut y déposer et y retirer des ressources, dans les limites quotidiennes fixées par le chef. Sa capacité grandit avec l'effectif : 2 000 t de fer, 20 000 L de pétrole et 800 000 $ par membre. Vos réservoirs sont pleins ? Déposez le surplus avant de le perdre. Un allié sort d'un pillage ? Il se sert. Chaque mouvement est noté dans le journal de l'alliance.

La guerre d'alliance, c'est votre article 5. Le chef ou son second déclare la guerre à une autre alliance, avec une date de début et une date de fin. Elle ne commence que si l'alliance visée l'accepte, et tous les membres des deux camps sont alors prévenus. Pendant la guerre, chaque attaque entre vos deux alliances rapporte des points, à l'attaquant comme au défenseur, et le journal crédite chaque joueur. Une attaque contre un joueur beaucoup plus faible rapporte peu, voire rien : les points se gagnent entre adversaires de niveau proche.

Deux réflexes à retenir :

  • Vérifiez la réciprocité. Inscrire une alliance comme alliée protège ses membres de vos attaques, pas les vôtres des siennes. Avant de baisser la garde, regardez si elle vous compte aussi parmi ses alliées.
  • Remplissez le dépôt avant la guerre. Une fois les combats lancés, c'est lui qui remet sur pied ceux qui encaissent les coups.

Une alliance se prouve sur le terrain

De 1914 à 2001, la leçon ne change pas : une alliance vaut ce que ses membres en font. Sur WorldWar, vous pouvez rejoindre une alliance dès le niveau 8 et créer la vôtre au niveau 14. Pour bien choisir la vôtre, notre astuce pour rejoindre une alliance fait le tour de la question.

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Bon jeu, et choisissez bien vos alliés,
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